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Le Parc national du Mercantour

L’ensemble cristallin du massif de l’Argentera-Mercantour est un carrefour géologique, climatique et paysager : ses reliefs accidentés et ses multiples paysages abritent de riches regroupements de végétaux et d’animaux.

Les influences climatiques multiples (méditerranéenne, ligure, alpine et provençale) et l’existence de sommets d’altitude marqué à proximité de la mer ont provoqué une remarquable diversité des milieux naturels.

Zone refuge lors des dernières glaciations du Quaternaire, le Mercantour est ainsi l’un des plus importants foyers de biodiversité dénommés « hot spots », avec : de nombreux animaux et plantes endémiques que vous ne trouverez nulle part ailleurs !

La route passe dans le cœur du Parc national du Mercantour entre Saint-Sauveur et Isola puis à partir de l’embranchement pour Saint-Dalmas-le-Selvage jusqu’aux casernes de Restefond. Le cœur du Parc national est une zone strictement réglementée, dont les objectifs prioritaires sont la protection des patrimoines et la préservation d’un espace de quiétude et de ressourcement, tant pour la biodiversité que pour les usagers qui y passent.

Bienvenue dans un univers merveilleux mais fragile : roulez responsables, prenez votre temps et respectez la quiétude d’une nature toute proche !

Nous attirons donc tout particulièrement votre attention sur l’importance de respecter la réglementation (routière et celle spécifique au Parc) et la vocation naturelle de cette zone quand vous y rentrez. De manière plus générale, et même au-delà de la zone cœur du Parc national, merci de respecter l’environnement et l’ensemble des réglementations existantes et d’observer des pratiques exemplaires dans l’intérêt général. Cela concerne aussi bien le respect des limitations de vitesse, garantes de sécurité et de limitation des nuisances sonores, que l’usage des avertisseurs sonores , le respect de la faune et de la flore ou encore la gestion des déchets.

Plus d’informations sur le site du Parc

La Faune

Sur les 101 espèces de mammifères terrestres français, une soixantaine parcourt le massif du Mercantour.

Le chamois, athlète des névés, et le bouquetin, virtuose de l’escalade, arpentent la pelouse alpine. Si la marmotte s’endort pour l’hiver au fond de son terrier, le lièvre variable et l’hermine en profitent pour changer de robe.
Quant au loup, très difficile à observer en raison de sa crainte de l’homme, il a effectué un retour naturel en 1992 dans la région après 70 ans d’absence.
Vingt-neuf des 43 espèces de chauves-souris européennes sont présentes ; c’est ainsi que le molosse de Cestoni, espèce méditerranéenne, côtoie la sérotine bicolore, espèce arctique.
Traces de pas, hurlements, déjections… sont autant d’indices qui pourront vous aider à les trouver. Silencieusement, vous pourrez les observer dans leur vie quotidienne….

Le Gypaète Barbu, histoire d'une réintroduction réussie

Un des plus grands rapaces d’Europe, il est un animal exceptionnel de par sa taille, sa longévité et l’étendue de son territoire. Il tire son nom d’espèce "barbatus" d’une sorte de barbichette de plumes qui pousse au niveau du bec. Exterminé par l’homme, le gypaète barbu avait disparu dans les Alpes au début du 20ème siècle. Un vaste programme international de réintroduction est en cours depuis 1986 dans les Alpes, avec des lâchers sur l’espace de l’Argentera-Mercantour dès 1993. La commune de Roubion a été le site de réintroduction pour le versant français de ce massif.
Comment le reconnaître ? Le gypaète se distingue avant tout par sa grande taille avec une envergure d’environ 2,80 m, qui font de lui un des plus grands oiseaux d’Europe avec les vautours fauve et moine. Ses ailes plus fines, sa queue allongée et en coin permettent de le distinguer de ces deux vautours. Le gypaète adulte a une tête et un poitrail blanc-orangé et des ailes contrastées de gris et de noir sur le dessous. De près, son œil est entouré d’un remarquable cercle rouge plus ou moins dilaté lui permettant de communiquer des émotions.
Biologie et comportement. Comme les autres vautours, il est strictement charognard ; on l’appelle aussi le «casseur d’os » car il se nourrit entre 80 et 98 % d’os, le reste est constitué de ligaments et de viande prélevés sur les carcasses d’ animaux morts. Il vient donc en général se nourrir sur les restes dédaignés par les corbeaux, aigles ou vautours fauves. Il avale les os en entier ou, pour les plus gros, après les avoir cassés en les lâchant sur des rochers lorsqu’il est en vol. De puissants sucs gastriques lui permettent d’assimiler cette nourriture peu commune.
Les efforts de protection et de réintroduction de cette espèce ont permis au gypaète barbu de s'installer définitivement dans le parc national du Mercantour, où plusieurs reproduction naturelles ont pu se produire depuis 2015.

La Flore

Composé d’une mosaïque d’habitats à diverses altitudes et sous influences géologique et climatique multiples, le Mercantour peut s’enorgueillir de posséder plus de 2000 espèces végétales sur les 4200 connues en France. Parmi elles, 220 sont considérées comme très rares dont 40, dites endémiques ne se trouvent nulle part ailleurs dans le monde, comme la Saxifrage à fleurs nombreuses qui ne pousse en France que dans le département des Alpes-Maritimes.
Le respect de la réglementation mais plus simplement de l’environnement va de soi, on observe sans cueillir…
De l’olivier aux landes et pelouses alpines, jusqu’à certains sommets dépassant 3 000m d’altitude, tous les étages de végétation sont représentés et se succèdent offrant la diversité d’un voyage fictif de la Méditerranée à l’Arctique. Le mélèze peut sans doute symboliser dans le Mercantour la beauté et la diversité de la végétation tant il mérite son titre « d’arbre de lumière ».

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